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Créer son entreprise

Créer son entreprise

L’entrepreneur qui désire concrétiser un projet professionnel et créer son entreprise (par exemple de décoration d’intérieur), que cela soit pour la diriger à long terme ou bien pour vendre son entreprise dès qu’il le souhaitera, doit respecter un certain nombre de démarches. Pour se lancer, il est recommandé de suivre les étapes suivantes afin de mettre toutes les chances de son côté :

  1. Faire une étude de marché
  2. Réaliser un business plan
  3. Choisir les locaux
  4. Choisir un statut juridique adapté
  5. Trouver des financements

Il peut choisir de créer une entreprise individuelle, sous le régime de la micro-entreprise, ou une société.

Comment élaborer votre projet de création d’entreprise ?

Il est nécessaire, préalablement à la création d’une entreprise, d’élaborer une idée précise du projet qui est amené à voir le jour. Ce projet doit alors être consolidé par un travail de recherche. Cela permet à l’entrepreneur de valider son idée et de préparer sa mise en place.

Elaborer une idée

La création d’une entreprise se définit comme la mise en œuvre de moyens nouveaux dans le but de produire des biens ou de fournir des services. Ainsi, un tel projet trouve inévitablement sa source dans une idée, qui peut être alternativement originale ou existante :

  • Idée originale : il convient pour l’entrepreneur d’identifier une clientèle ou un marché cible.
  • Idée existante : si l’entrepreneur se lance dans un secteur d’activité porteur dans lequel d’autres entreprises sont présentes, il lui est alors nécessaire de se démarquer des potentiels concurrents.

Créer une entreprise ne se résume toutefois pas à l’accomplissement d’une série de démarches administratives. En effet, le projet, qui peut naître d’une expérience professionnelle, d’une formation ou d’une compétence particulière, doit être soigneusement mûri et réfléchi. A ce titre, des éléments tels que sa rentabilité, sa viabilité, sa faisabilité et la concurrence existante doivent être pris en compte.

Valider l’idée

Que l’entrepreneur choisisse de fonder une société ou opte pour le statut de micro-entrepreneur, l’idée qu’il souhaite concrétiser au travers d’une entreprise doit impérativement être validée afin de vérifier sa viabilité. La validation repose sur plusieurs points, notamment les éléments suivants :

  • Etude des tendances de consommation
  • Contexte actuel et prévisionnel du secteur visé
  • Evaluation des ressources à disposition
  • Possibilités de financement
  • Modèle d’activité (business model)
  • Détermination des processus relatifs à l’activité de l’entreprise (fournisseurs, approvisionnement, canaux de distribution…)
  • Recherche d’éventuels partenaires ou associés (si nécessaire)
  • Compétences professionnelles de l’entrepreneur permettant de mener à bien le projet
  • Evaluation de l’aptitude de l’entrepreneur à endosser le rôle de chef d’entreprise
Bon à savoir : la formation à la création d’entreprise peut aider l’entrepreneur à acquérir les outils indispensables à la conception, au lancement et au développement de son projet.

Quel statut juridique pour créer son entreprise ?

Le choix du statut juridique représente une étape déterminante de la création d’une entreprise. Cependant, certains statuts se révèlent plus ou moins adaptés à l’activité envisagée. Ainsi, le statut juridique d’une entreprise influe notamment sur :

  • Le régime social du dirigeant
  • Le nombre d’associés exigés
  • Le mode d’imposition de l’entreprise
  • Les modalités de fonctionnement
  • La responsabilité du dirigeant et de ses associés

Le régime applicable varie grandement selon que le créateur d’entreprise opte pour le statut de l’entreprise individuelle, incluant la micro-entreprise, ou pour une forme sociale spécifique (SAS, SARL…).

Choisir l’entreprise individuelle pour créer son entreprise

Qu’est-ce que l’entreprise individuelle ?

Le régime de l’entreprise individuelle permet de lancer seul son projet sans qu’il ne soit nécessaire de trouver des associés.

Il s’agit davantage d’un statut que d’une forme juridique spécifique. En effet, les formalités administratives requises afin de débuter l’activité sont réduites par comparaison avec les sociétés commerciales. De plus, l’entreprise individuelle ne dispose pas de la personnalité morale lui permettant d’exister indépendamment de son créateur.

L’entreprise individuelle se caractérise par un champ varié de possibilités :

  • Exercer seul une activité
  • Distinguer son patrimoine personnel et son patrimoine professionnel (dit d’affectation) en créant une Entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL)
  • Bénéficier d’un régime fiscal et social de faveur si l’entreprise respecte les limites de chiffres d’affaires imposés par le régime de la micro-entreprise
Attention : le régime de l’entreprise individuelle doit être distingué des sociétés unipersonnelles que sont la SASU et l’EURL. Ces formes sociales sont en effet soumises aux régimes de la SAS et de la SARL, à l’exception des règles incompatibles avec leur caractère unipersonnel. Ainsi, la création de l’EIRL requiert uniquement l’accomplissement de formalités déclaratives, tandis que la constitution d’une SASU ou d’une EURL implique d’effectuer l’ensemble des démarches permettant de créer une société, et notamment de rédiger des statuts.

Avantages et inconvénients de l’entreprise individuelle

Ses caractéristiques en font un statut juridique adapté aux activités de faible envergure, qui peuvent ainsi bénéficier de l’ensemble des avantages qu’elle offre. Toutefois, il convient d’avoir connaissance de certains de ses inconvénients qui peuvent se révéler dangereux pour l’entrepreneur, tant sur le plan personnel que professionnel.

Avantages Inconvénients
Formalités de constitution et de cessation d’activité simples et rapides Impossibilité d’intégrer de nouveaux associés à l’entreprise sans changer de statut juridique
Régime fiscal de faveur dans la limite de seuils de chiffre d’affaires de la micro-entreprise : déclarations simplifiées et versement libératoire mensuel ou trimestriel Impossibilité de déduire les frais professionnels réels : application systématique d’un abattement forfaitaire de 50% du chiffre d’affaires
Protection du patrimoine personnel contre les créanciers professionnels en cas de constitution d’une EIRL Responsabilité illimitée de l’entrepreneur à l’égard de ses créanciers professionnels en l’absence de constitution d’une EIRL malgré l’insaisissabilité de sa résidence principale (loi PACTE du 22 mai 2019)
Imputabilité des pertes réalisées par l’entreprise sur le revenu global du foyer grâce à l’imposition sur le revenu

En dépit de la limitation de la responsabilité de l’entrepreneur individuel introduite par la loi du 15 juin 2010, la scission de son patrimoine entre un patrimoine personnel et un patrimoine professionnelle semble donc illusoire. C’est pourquoi, ce statut juridique est recommandé aux projets dont les coûts sont moindres, comme certaines activités de services, mais qui sont susceptibles de générer un chiffre d’affaires certain.

Bon à savoir : depuis la loi Macron du 6 août 2015, la résidence principale de l’entrepreneur individuel non soumis au régime de l’EIRL est insaisissable par les créanciers professionnels.

Choisir la société commerciale pour créer son entreprise

Quels types de société peuvent être choisis ?

Le créateur d’entreprise dispose d’un large choix entre plusieurs formes sociales. On peut ainsi distinguer 3 catégories de sociétés :

Parmi les sociétés commerciales, qui regroupent les sociétés de personnes et les sociétés par actions, la SARL, la SAS et leur forme unipersonnelle respective sont très prisées des créateurs d’entreprise. En comparaison avec le régime de l’entreprise individuelle, elles représentent un investissement plus important, en particulier concernant leur formation et leur administration. Cependant, elles sont idéales pour développer un projet d’envergure, seul ou à plusieurs.

Avantages et inconvénients de la société commerciale

Constituer une société commerciale est recommandé aux projets qui prévoient un certain développement de leur activité sur le long terme. Au vu des règles fiscales et sociales applicables, ce choix de statut juridique est plus adapté aux entreprises qui envisagent d’effectuer un chiffre d’affaires conséquent dans le futur.

Avantages Inconvénients
Possibilité de créer une entreprise à plusieurs Formalités de création et de dissolution longues, contraignantes et coûteuses
Responsabilité des associés limitée à la valeur de leurs apports respectifs Gestion et organisation de la société encadrée par le code de commerce : réglementation flexible pour la SAS, mais plus lourde pour la SARL et la SA
Présence d’un capital social qui rassure les investisseurs et les créanciers : facilite l’obtention d’un prêt Soumission par défaut des sociétés commerciales à l’impôt sur les sociétés (IS) moins avantageux que l’IR (malgré un droit d’option ouvert pendant les 5 premières années d’existence de la société)
Régime social des dirigeants avantageux au sein d’une SAS et d’une SARL (lorsqu’ils ne sont pas associés majoritaires).

Malgré de lourdes formalités de constitution et de dissolution, la création d’une société commerciale, sous une forme unipersonnelle ou non, semble adaptée aux activités qui se veulent pérennes. En effet, l’image de stabilité que renvoie ce statut juridique permet d’attirer plus facilement les investisseurs. Il demeure également possible au créateur de l’entreprise, s’il le souhaite, d’intégrer de nouveaux associés.

Bon à savoir : les frais de constitution d’une société varient entre 400€ pour les formalités essentielles, à plusieurs milliers d’euros lorsque les associés souhaitent se faire accompagner par un professionnel du droit, notamment pour la rédaction des statuts.

Comment créer une entreprise ?

L’entrepreneur qui souhaite lancer son activité doit suivre un certain nombre d’étapes nécessaires au bon développement de son projet de création d’entreprise :

  1. Faire une étude de marché
  2. Réaliser un business plan
  3. Choisir les locaux
  4. Trouver des financements
  5. Effectuer les formalités administratives

Etape 1 : Faire une étude de marché

L’étude de marché vise à effectuer une projection économique de l’entreprise. Celle-ci est nécessaire au lancement de l’activité. Elle permet ainsi d’avoir une vision plus claire du contexte économique dans lequel l’entreprise se développera :

  • Evaluation de la concurrence : identification des concurrents et estimation de leurs parts de marché et de leur potentiel.
  • Détermination du profil de la clientèle visée
  • Définition des contraintes légales, administratives et fiscales liées au projet
Bon à savoir : le cas échéant, l’étude de marché doit être incluse dans le business plan ou le bilan prévisionnel de l’entrepreneur.

Etape 2 : Réaliser un business plan

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une formalité obligatoire, il est fortement conseillé au créateur d’entreprise d’établir un business plan, en particulier lorsque son projet présente un caractère innovant. Ce document détaille les points essentiels du projet de création d’entreprise et fixe des objectifs de développement sur le long terme.

Ainsi, le business plan comporte généralement 3 parties :

  • 1re partie : présentation du projet, du marché et de la stratégie. C’est dans cette section du business plan que doit figurer l’étude de marché.
  • 2e partie : présentation du créateur du projet et de la structure envisagée pour l’entreprise.
  • 3e partie : prévisions financières.

Ce document permet ainsi d’apporter la preuve de la solidité du projet afin de pouvoir aisément convaincre d’éventuels investisseurs d’apporter un financement indispensable à son développement. A titre d’exemple, un business plan sera systématiquement requis de l’entrepreneur qui souhaite solliciter l’aide d’une banque, d’un établissement financier ou d’un organisme d’aide à la création d’entreprise.

Bon à savoir : afin de garantir la qualité du business plan, il peut être utile d’en confier la rédaction ou la vérification à un professionnel.

Si, toutefois, le projet ne nécessite pas de financement conséquent, une simple étude prévisionnelle suffit. L’objectif de ce document est de démontrer que le créateur d’entreprise est en mesure de prévoir certains éléments, incluant les éléments suivants :

  • Croissance du portefeuille client à moyen et long terme
  • Bénéfices attendus de l’activité et chiffres d’affaires prévisionnels
  • Type d’impôt correspondant aux résultats financiers
  • Nature des charges sociales
  • Montant prévisionnel du fonds de roulement
  • Eventuels obstacles susceptibles de se présenter

Etape 3 : Choisir les locaux

Le choix du local est crucial au bon développement du projet. Celui-ci doit être compatible avec les caractéristiques de l’activité envisagée. Ainsi, en fonction de la nature de l’activité, il est nécessaire de prendre en compte un certain nombre de critères fondamentaux afin de choisir un lieu adapté :

  • Emplacement
  • Surface exploitable
  • Présence d’un parking
  • Présence d’équipements indispensables à l’activité
  • Respect des normes imposées par la pratique de l’activité
  • Conditions et durée du bail

Etape 4 : Trouver des financements pour créer son entreprise

Il est fréquent que le démarrage d’une activité requiert un financement dont l’importance varie selon la nature du projet et son envergure. Il existe plusieurs types de financements qui peuvent être complémentaires :

Apports du créateur d’entreprise Apports externes
En cas de création d’une société : apports en numéraire (argent) ou en nature (biens mobiliers ou immobiliers) réalisés par les associés lors de la création d’une SARL ou d’une SAS, par exemple.

OU

En cas de création d’une micro-entreprise : apports propres au micro-entrepreneur ou à l’entrepreneur individuel.

  • Prêts bancaires à destination des créateurs d’entreprise
  • Subventions publiques
  • Financement participatif

Etape 5 : Effectuer les formalités administratives

Quelle que soit la forme juridique choisie par le créateur d’entreprise, il est indispensable d’effectuer un certain nombre de formalités administratives :

  • Création d’une société : en cas de constitution d’une société telle que la SARL ou la SAS, ou leurs équivalents unipersonnels (SASU ou EURL), la rédaction des statuts et l’immatriculation auprès du greffe du Tribunal de commerce comptent parmi les formalités indispensables à la création de l’entreprise.
  • Création d’une micro-entreprise : le créateur qui opte pour le statut de micro-entrepreneur doit impérativement effectuer un certain nombre de formalités administratives, notamment l’immatriculation au Registre du commerce et des sociétés (RCS) et la déclaration de début d’activité.
Bon à savoir : le portage salarial peut être une solution avant de se lancer dans la création d’entreprise afin de tester la faisabilité d’un projet.

Quelles sont les démarches à accomplir pour créer son entreprise ?

L’entrepreneur devra accomplir plusieurs démarches afin d’aboutir à la création de son entreprise. Celles-ci doivent impérativement être respectées car elles conditionnent la naissance juridique de l’entreprise.

Ainsi, l’entrepreneur devra procéder aux formalités suivantes :

  1. Choisir la forme juridique
  2. Rédiger les statuts
  3. Effectuer un dépôt de fonds ainsi qu’une évaluation des apports en nature
  4. Publier un avis de constitution au sein d’un journal d’annonces légales
  5. Immatriculer la société

formalites administrative pour la creation d'entreprise

Comment créer une entreprise individuelle ?

Le choix de l’entreprise individuelle offre des avantages certains : les formalités à réaliser sont en effet très simples et leur coût est faible, voire même inexistant si l’entrepreneur effectue seul l’ensemble des démarches.

Afin de créer une entreprise individuelle, il suffit de créer un compte personnel sur le site guichet-entreprises.fr.

L’entrepreneur doit fournir le formulaire P0 de déclaration d’activité ainsi que divers justificatifs, notamment d’identité.

La création d’une EIRL suit une procédure quelque peu différente, bien que réalisée sur le même interface en ligne. La déclaration d’activité, effectuée en ligne en tant que personne physique, est alors transmise au Centre de formalités des entreprises (CFE) qui procédera à l’immatriculation de l’entreprise au Registre du commerce et des sociétés (RCS) ou au Registre des métiers (RM) selon la nature de l’activité.

Bon à savoir : créer une entreprise agricole telle qu’une ferme pédagogique, est relativement simple lorsqu’on sait s’y prendre. Afin de mener à bien un projet de création de ferme pédagogique, de respecter une méthode rigoureuse indispensable au lancement d’une entreprise.

Les formalités pour créer son entreprise

La société se distingue de l’entreprise individuelle de par ses formalités de création plus coûteuses et contraignantes. Choisir une société pour forme juridique induit en effet nécessairement des investissements plus élevés, qu’il s’agisse d’argent ou du temps investi à sa création et sa gestion.

Un certain nombre de formalités doivent être effectuée afin d’aboutir à l’immatriculation, et donc à la création d’une société. Celles-ci se décomposent ainsi en plusieurs étapes :

  1. Rédaction des statuts
  2. Le dépôt des fonds et l’évaluation des apports en nature 
  3. La publication d’un avis de constitution de société au sein d’un Journal d’Annonces Légales (JAL)
  4. L’immatriculation de la société 

Formalités entreprises

🔎 Zoom : La création d’une entreprise est une étape décisive et méticuleuse qui demande de la réflexion ainsi qu’une certaine prise de décisions. Afin d’alléger cette démarche et d’éviter toute erreur, LegalPlace se propose de créer votre entreprise en quelques clics. Pour cela, il vous suffit de répondre à un questionnaire rapide et personnalisé et notre équipe se charge ensuite de votre dossier.

Etape 1 : la constitution du capital social

Le capital social constitue les fonds propres de la société disponibles dès sa création. A ce titre, les associés sont tenus d’effectuer des apports, qui peuvent être de plusieurs types :

  • numéraire : apport de sommes d’argent au capital.
  • nature : apport de biens mobiliers ou immobiliers au capital.
  • industrie : pour certains types de sociétés seulement (principalement les sociétés coopératives), apport d’une expertise ou d’un savoir-faire technique.
Bon à savoir : il n’existe pas de capital social minimum imposé aux SAS, aux SARL et à leurs équivalents unipersonnels. Les SA ne bénéficient toutefois pas de la même liberté : le capital minimum obligatoire est fixé à 37 000€.

Cependant, les associés ne sont pas tenus de libérer l’intégralité de leurs apports dès la création du compte propre de l’entreprise. En effet, seul un pourcentage initial, qui varie selon la forme sociale, doit être versé initialement. Le reste doit être libéré au cours des 5 premières années d’existence de la société :

  • SARL et EURL : 20% minimum à libérer dès la création de la société.
  • SAS, SASU et SA : 50% minimum à libérer dès la création de la société.

Etape 2 : la rédaction des statuts

Les statuts d’une société doivent impérativement comprendre les mentions suivantes, quelle que soit la forme sociale choisie :

  • Forme juridique
  • Dénomination sociale
  • Objet social
  • Type d’imposition
  • Répartition des parts ou des actions entre les associés
  • Apports au capital social
  • Détermination des organes de gestion et des dirigeants

Toutefois, en cas de création d’une SAS, certaines clauses originales peuvent être ajoutées : en effet, le régime de la SAS se caractérise par une grande liberté dans la rédaction des statuts, aboutissant ainsi à la constitution d’une société sur mesure grâce à des clauses adaptées aux objectifs des associés.

Bon à savoir : les associés peuvent rédiger eux-mêmes leurs statuts, mais il est plus prudent de confier cette tâche à un avocat ou à une legaltech, cette dernière solution se révélant la moins coûteuse.

Etape 3 : la publication d’une annonce légale

Lors de la création d’une société, le représentant légal est tenu de publier une annonce dans un journal d’annonces légales édité dans le département où son entreprise sera immatriculée. Cette formalité vise à informer les tiers de la constitution de la nouvelle société. En effet, cela les renseigne quant à l’ensemble des éléments essentiels qui la caractérisent (montant du capital social, organes d’administration…).

Etape 4 : l’envoi du dossier d’immatriculation

L’immatriculation de la société au RCS ou RM dépend de l’envoi d’un dossier au Centre de formalités des entreprises (CFE). Celui-ci se chargera de vérifier sa conformité et de le transmettre au greffe du Tribunal de commerce.

Le dossier doit comprendre un certain nombre de pièces justificatives au risque d’être rejeté, incluant notamment :

  • Le formulaire M0
  • Un original des statuts signé et daté
  • Une copie de la pièce d’identité des dirigeants
  • L’attestation de parution de l’annonce légale
  • La déclaration des bénéficiaires effectifs (à adresser au greffe au plus tard 15 jours après l’immatriculation)

Quelles sont les aides financières pour créer son entreprise ?

Le gouvernement ainsi que diverses institutions régionales ou locales accordent des aides financières spécifiques aux créateurs d’entreprise, et ce, en fonction de leur projet, telles que le NACRE, l’ACRE, l’ARCE ou encore le CAPE.

À noter : Un étranger qui souhaite créer son entreprise en France n’aura pas les même démarches à réaliser selon sa nationalité ou son lieu de résidence et ne bénéficiera pas des mêmes aides pour la création de son entreprise.

Le NACRE

Le NACRE (Nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d’entreprise) est une aide accordée par les régions. Il permet de démarrer facilement une activité ou de monter le projet dans de meilleures conditions. Plus concrètement, cette aide se matérialise principalement par des conseils sur les plans financier et technique. Cette forme d’aide concerne notamment les :

  • Jeunes créateurs d’entreprise âgés de 18 à 25 ans, ou jusqu’à 29 ans pour les personnes handicapées
  • Jeunes de moins de 30 ans ne bénéficiant pas de l’indemnité de chômage
  • Demandeurs d’emploi non indemnisés inscrits sur une liste depuis plus de 6 mois
  • Créateurs d’entreprise choisissant de s’établir dans un Quartier prioritaire de la politique de la ville (QPPV)
  • Personnes bénéficiaires de l’Allocation de solidarité spécifique (ASS) ou du Revenu de solidarité active (RSA)

L’ACRE

L’Acre (Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) permet à son bénéficiaire d’être exempté de charges sociales grâce à une exonération de début d’activité. Son allocation est toutefois soumise au respect de certaines conditions, incluant le :

  • Lancement d’une activité économique agricole, commerciale, industrielle ou encore libérale sous le statut d’une société ou d’une entreprise individuelle
  • Contrôle effectif sur l’établissement, impliquant de détenir plus de la moitié du capital social

L’ARCE

Octroyée par Pôle emploi, l’ARCE (Aide à la reprise ou à la création d’entreprise) s’adresse en particulier aux demandeurs qui bénéficient de l’ARE (Allocation d’aide au retour à l’emploi). Les prétendants à cette aide doivent cependant avoir déjà eu droit à l’ACRE.

Le CAPE

Aide octroyée par une association ou par une entreprise, le CAPE (Contrat d’appui au projet d’entreprise) consiste à accompagner le bénéficiaire en lui fournissant une aide spécifique. Ainsi, il peut s’agir d’une aide financière ou matérielle.

Le CAPE s’adresse notamment aux personnes souhaitant créer une SASU ou une EURL, et qui remplissent donc la fonction d’associé dirigeant unique.

Les subventions sectorielles

Les aides sectorielles visent à promouvoir la création d’entreprise dans les secteurs dits fragiles, ou reconnus comme étant en difficulté économique. Elles concernent notamment les chauffeurs de taxi, les agriculteurs, les métiers de l’édition, la librairie, la presse, ou encore les entreprises dites culturelles.

Les aides sous forme d’exonérations fiscales

Les aides aux entreprises se présentent aussi sous forme d’exonérations d’impôts. Elles permettent notamment de faciliter les investissements initiaux pour certains secteurs d’activité. Il existe ainsi plusieurs crédit d’impôt :

  • recherche : appui aux activités relatives à la recherche
  • accordé aux créateurs de jeux vidéo
  • destiné aux métiers d’art
  • Jeune entreprise innovante (JEI) ou universitaire (JEU)

Comment financer la création de son entreprise ?

Le financement d’une entreprise constitue un élément essentiel de sa création conditionnant la réussite du projet de l’entrepreneur. Ainsi, plusieurs modes de financement, qui peuvent se compléter, sont disponibles.

Le coût de création d'une entreprise

Les financements par apport personnel en numéraire ou en nature

Ce type de financement, qui concerne exclusivement les entreprises constituées sous la forme d’une société, couvre les apports en capital social apportés par le créateur d’entreprise et ses éventuels associés. Il peut s’agir :

  • D’une somme d’argent (apport en numéraire) ;
  • De biens mobiliers ou immobiliers (apports en nature).

La constitution d’un capital social conséquent est fortement recommandé lorsque le créateur d’entreprise envisage de solliciter le soutien d’une banque. Les établissements financiers sont en effet plus enclins à accorder un prêt à une entité juridique disposant de ressources propres susceptibles de rembourser la créance.

Le prêt d’honneur

Le prêt d’honneur est accordé par certains organismes tels que les réseaux Initiative France ou Entreprendre aux entreprises qui ne bénéficient pas d’apports personnels. Ce mode de financement externe se présente sous forme d’un prêt à taux zéro : ces ressources sont alors injectées dans l’entreprise. Cela facilite ainsi l’accès à un prêt bancaire.

Les emprunts bancaires

L’octroi d’un prêt par un établissement bancaire est le plus souvent conditionné par la détention de fonds propres. Ainsi, plus ces fonds sont importants, plus les banques sont enclines à délivrer un prêt.

Le créateur d’entreprise dispose de plusieurs options :

  • Crédits à court terme
  • Crédits à moyen terme et à long terme, regroupés dans les prêts à la création d’entreprise (PCE)
A noter : il est important de bien se renseigner avant de choisir un prêt pour créer son entreprise.

Créer son entreprise sans argent

Il n’est pas impossible de créer une société sans argent. En effet, les formes sociales existantes n’exigent pas de capital social minimum, à l’exception de la Société anonyme (SA). L’entrepreneur peut également décider de se lancer en bénéficiant uniquement de subventions et d’aides à la création d’entreprise.

Le financement familial, également connu sous le nom de love money, peut également constituer une solution permettant aux proches investisseurs de bénéficier d’un crédit d’impôt avantageux.

Enfin, le financement participatif s’apparente à une sorte de levée de fonds auprès de tiers. C’est également un mode de financement très prisé des start-ups.

Démarrer un projet de création d’entreprise : 5 conseils et erreurs à éviter

Afin de démarrer ce projet dans de bonnes conditions, 5 conseils doivent être respectés :

  • Soigner l’étude de marché afin d’identifier les besoins des clients potentiels
  • Réaliser un bon business plan pour viabiliser le projet
  • Veiller à bien choisir les associés éventuels pour éviter les tensions
  • S’assurer de disposer d’un capital de départ suffisant pour faire face aux imprévus de démarrage
  • Opter pour une activité à domicile à la création de l’entreprise afin de limiter les dépenses

Il faut toutefois éviter 5 erreurs :

  • Manque de communication : il est indispensable de faire connaître l’entreprise auprès du public dès le lancement de l’activité.
  • Trésorerie mal gérée, qui constitue une source de difficultés financières potentielles
  • Absence de fonds : les banques accordent des crédits aux sociétés qui disposent d’un capital acceptable.
  • Choix d’un marché peu porteur : il est préférable de s’orienter vers un marché plus rentable.
  • Comptabilité mal suivie : il peut être utile de s’aider d’un comptable pour assurer le suivi du chiffre d’affaires.
Bon à savoir : la rédaction d’un plan d’action pour créer une entreprise peut s’avérer nécessaire pour l’entrepreneur et ses collaborateurs. Ce document de référence permet ainsi de coordonner l’ensemble des activités de ces derniers, d’optimiser les ressources disponibles ou encore de maîtriser les échéances.

 

FAQ

Comment démarrer un projet de création d'entreprise ?

Pour démarrer un projet de création d’entreprise, il convient tout d’abord de trouver une idée à développer. Puis, il faut tester sa fiabilité et sa faisabilité et enfin concevoir un business plan précis. Enfin, cette phase de création se clôt par la recherche d’un financement qu’il soit interne, externe, gouvernemental ou bien bancaire.

Quelles sont les étapes à suivre pour devenir entrepreneur ?

Pour créer son entreprise, il faut choisir son local : le siège social de l'entreprise puis déposer le nom ou la marque de l'entreprise si nécessaire. De plus, il est important de trouver des financements et enfin, il convient d’effectuer les formalités administratives de création.

Où se renseigner pour la création d'une entreprise ?

Afin de créer son entreprise, un guichet unique pour la création d'entreprise a été mis en place : le CFE. C’est auprès d’eux que vos formalités de création devront se faire puisqu’ils ont la charge de les centraliser et de les transmettre aux différents services concernés.

Comment créer une entreprise sans argent ?

Une création d’entreprise peut se faire sans capital initial. Il faudra alors concevoir un business plan précis et performant rendant compte des forces du projet afin d’obtenir des aides à la création ainsi qu’un financement externe ou bancaire.

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 20/07/2021

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